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Qui a volé le mystère du tombeau des Roi ne laissant que poussière au fond de leur bois Qui n’a plus fait d’amour qu’un corps caverneux et de notre cœur plus que veines bleues Qui a volé ta Foi en criant Seigneur ! et fait de tes chairs un cancer de peur Qui habille ton rire de l’acier d’un dogme qui t’as fait vomir sur l’avenir des hommes Qui a emporté en torrent la pluie gravé dans le marbre le sang de nos vies Qui a su comprendre et vendre notre âme à cette vérité que dicte un programme qui a su prédire comment sur ma joue s’écouleraient mes larmes sans savoir leur goût qui a su répondre aux mots inconnus en volant ses rêves de savoirs voulus et n’a plus en mains qu’un vide rempli de vœux envolés, d’espoirs accomplis qui n’a fait de moi qu’une seule équation qu’une seule hypothèse, celle d'avoir raison et moi qui la suis j'embrasse son erreur de faire de nos vies des détonateurs qui a fait de nous ce rien que nous sommes et nous a appris qu'on était personne |
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Le cimetière éventré de tombeaux éventés Se fout du visiteur et son rire édenté de pierres dont la mâchoire s’est brisée de silence a planté ses crocs noir sur la chair qu’on lui lance et le marbre a mâché les restes de ces corps et a mangé d’abîmes les déchets qu’il dévore Les tristes désaccords qui sont fait pour lui dire qu’une nouvelle offrande était laissée pourrir n’est qu’un cadeau de plus que l’énorme intestin du monstre va broyer pour n’en laisser plus rien que des gaz, feux follets qu’il éructe et recrache par tous ses pores cette mort, flatulence qu’il ne cache que par les croix, ces cibles apposées sur la viande qu’il mordille en bavant attendant qu’elle faisande lorsque de nouveaux pas sur sa langue ont posé leur goût de douleur et de souffrance ankylosées Il détourne un instant son regard vers chacun appréciant la valeur de ce qui sera sien puis grogne et s’ouvre ; il sait que pour moi est le deuil et son palet de glaise pourlèche le cercueil avant qu’une dent sale ne vienne fermer le trou commence sa salive à sourdre des écrous |
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Le vent a battu les battants de bois lourd des volets qui claquant se sont ouvert au jour Par la fenêtre immense une ombre fugitive est passée pour finir éclipsée sous l’ogive de la fenêtre aux verres qui ont volés soudain ne laissant que gravas sous le grondement d’un missile qui a vomit de ses sombres entrailles le feu qui a mangé sans fin l’épouvantail de ce camp retranché, d’hôpital qui n’était qu’un tapis de mourants qu’il a exécuté et les enfants en pleurs qui ont perdu la tête de leurs parents qui tremblent secoué par la brouette que les bras des restants qui sont bien souvent seuls portent en pleure les cris qui n’ont plus de linceul et au milieu des cendres un enfant est dressé sur le sein de sa mère, sur son sang a versé ses larmes et n’en a plus. Maintenant la colère le tient droit comme son arme et sa main sur le fer montre l’avion qui gronde et a volé sa vie il lui faut une vengeance et ce n’est pas son cri qui le vengera seul quand sauveuse une voix s’élève au milieu des restes et crie "Tous avec moi !" vengeance, vengeance souffle sur leurs traces vengeance, vengeance il n’y a plus d’enfants vengeance, vengeance ce ne sont que des traces vengeance, vengeance, des traces de sang vengeance, vengeance souffle sur leurs traces vengeance, vengeance il n’y plus d’enfants vengeance, vengeance ce ne sont que des traces vengeance, vengeance, des traces de sang tuez, tuez, tuez les tous car ils sont tous les mêmes le pilote jusqu’à celle qui écrit ce poème tuez, tuez, tuez les tous car ils ne méritent rien qui n’a pleuré sur ces gravats n’est pas un des tiens tuez, tuez, tuez les tous qu’importe désormais tu n’as plus de repos, tu souffres car tu aimais tuez, tuez, tuez nous tous car nous le méritons que le sang des tes pleurs tâche ce que nous aimons qui n’a jamais souffert ne peut jamais savoir ce que fait de serrer sa mère sans plus d'espoir |
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Je suis l’Etranger qui s’est perdu chez lui spectre sans murmure marchant sans bruit traversant les souffrances, murs de grès et de glaises au ciment de douleurs aux linteaux du malaise Mes pas n’ont écorché ni les rivés rouillés ni les larmes mes joues qui les ont essuyées et mes doigts pâles aux gouttes qui pressé clapotis tombe au long de ma route cette traînée rubis où le fer n’est plus rien que ces chaines à mes pieds que je traîne en grinçant sans pouvoir les expier quand n’entend mon fantôme au loin les chiens savants dont la meute vers moi précipite en bavant leurs gueules dont les crocs à l’éther de mon être se plantent et maintiennent mon esprit sur le tertre de ce tombeau. Infâmes et prisonniers mes membres crispent le vide-sang, sans pouvoir s’en défendre des maux qu’ils ont ouvert. Mes yeux cernés, folie enchaînés aux barreaux ont hurlé dans ce lit au carrelage où ne grince que l’auréole verte d’un dieu maudit dont l’œil garde la porte ouverte voie infâme et moqueuse d’où s’échappent les anges qui eux sortent leurs pinces lentement de la fange Ils me parlent ces hommes, ironiques ne savaient qu’ils creusaient ma folie en voulant m’en sauver J’étais déjà perdue à leurs entailles en croix quand la guêpe a piqué son venin dans mon bras moi je hurle : vous ne comprenez pas.. Je ne suis pas ici mais eux ils ne riaient qu’au mouvement de la scie voleur, voleur rendez-moi cet ailleurs aux griffes de leurs doux sourires n’est que douleur voleur, voleur laissez moi de nouveau traverser le ciment que de vos idéaux baptisé de mon sang vous m’avez volé. Ce que je n’ai voulu, pourquoi devrai-je me battre moi qui n’existait plus ! laissez moi s’il vous plaît pourquoi ainsi me faire ouvrir les yeux sur ce qui n’est rien que l’enfer et le sang de ce monde a coulé sur ma joue quand les lames immondes m’ont appris à dire nous |
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Moi triste je t’ai cru quand confiant tu m’as dit qu’au dessous de l’enfer était le paradis et j’ai creusé ma tombe en écorchant mes rires au meilleur ne voulant plus qu’espérer le pire et de toutes ces histoires que je n’ai pas gardé voulant me trouver laide quand l’on me regardait espérant le dégoût, dans l’autre et son regard ne voyant plus que mal là où n’était qu’espoir Il ne me reste rien maintenant, j’ai l’enfer j’ai compris mais trop tard que rien n’était sous terre et que de m’enfoncer toujours dans ma folie je n’avais rien gagné car tout s’était enfuis maintenant je suis seule sans pouvoir avancer Sachant que mon enfer n'avait que commencé et que sa seule fin était sans doute la mienne sous l'enfer il n’y a rien, rien que nos âmes en peine qui ont creusé leurs tombes à l’ombre d’un meilleur qu’elles ne pouvaient avoir qu’en le voyant ailleurs Au dessous de l’enfer il n’y a que regret rien que nos âmes en peines qui s'y sont égarées Au dessous de l’enfer j’ai refermé la porte dernière moi il n’y a rien, rien que promesses mortes |
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regarde. Œil laiteux, disque noir, corps ébène et osseux, sa mâchoire fend son sourire en lames, où tapis, ses crochets, cartilage amer au froid de ces rochers, lacèrent en coutures et referment le vide de sa peau noire ébène et d’entrailles avides. Se cèlent, barbelés, l’abîme et les viscères du monstre qui agite, devant, cette lumière. Quand passe un faible trait qui d’argent n’est qu’un vœux, par ses nageoires, tourbillon n’est que vase à ses yeux et brusque s’ouvrent alors un sillon. Est happé son corps par le gouffre, sans pouvoir échapper à sa vie qui s’achève. Retombent en mourant les vestiges d’un rire maquillé de courant et se clôture alors à nouveau la prison, d’où elle agite encore et encore le tison. La vase lentement retombe et fine masque toujours mieux la chair et la peau flasque, d’où ne naît plus qu’un phare au milieu du récif. Il est déjà trop tard, nos rêves entre ses griffes où nos questions ne fond qu’enterrer le mystère dont on ne voit plus rien que sa propre lumière |
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Tu es seule gothique parmi tous les plagiats et je veux t’imiter comme tous ceux que je vois J’ai maquillé mes yeux de mes envies de mort et je me donne un genre comme j’ai vendu mon corps sans vraiment le vouloir, juste écouté mon cœur dont je ne sais plus voir, maintenant que douleur et comme des oiseaux qui tout fiers chanteraient juste pour eux sans cesse mais jamais n’aimeraient ce qu’ils ont pu produire, picorant les mourants sans vraiment se nourrir pour se sentir vivant sans aucun charme aimer à provoquer la peur quand on est qu’une enfant qui refoule ses pleurs et tacher ses poèmes en faisant de ses peines comme un affreux drapeau tout ce carcan de haines et puis tout ça pour quoi.. croire dominer sa fin qui fait bien peu de cas de ces tristes pantins que nous sommes en disant aimer la différence quand c’est de son refus que l’on a pris naissance |
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Et c'est cette clôture que j’aimais à franchir quand mes pieds dans les herbes et sans plus réfléchir moi je courais vers toi et les brins nous frôlant nous dansions en riant nous tombions en roulant pour ne plus rien former qu’un seul corps enlacé mes mains pressant ton dos tendrement j’embrassais ton cou et puis couvert de pailles et de fleurs, d’insectes et soleil, au feu de ces couleurs, nos yeux ne voyaient plus que nos yeux tendrement l’un dans l’autre nos cœurs se fondaient plus qu’amants et ce champ était plus que l’univers même c’était plus qu’un mot et bien plus que je t’aime maintenant ce n’est plus qu’un barbelé de fer que cette clôture où, moi je revis l’enfer du souvenir de nous, de tes yeux et des miens le champs n’a pas changé mais il ne change rien au larmes de mes yeux qui se perdent sans voir ce qu'ici s'est passé et qui n’est plus qu’histoire |
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Des gouttes sont tombées sur les noires allées de ton antre où se dresse les âmes empalées dont la détresse n’est que ce cri qui n’a plus que ce filet carmin pour mendier son salut et les hères aveugles ont mangé le silence et accroché leurs maux au mot de pestilence faisant vibrer près d’elles les nuées qui découvrent la prison de leur corps qui lentement leur ouvre une demeure roidie plus blanche que le marbre sous laquelle prend vie lentement la peau glabre car les crocs de la grotte n’ont pas broyé leurs os qui gardent cette emprunte de ce qui était eau et n’est maintenant plus qu’une poupée de cire dont la bouche s’est tue en soufflant l’avenir, que la pierre grondant au dessus, sous les pieds, de ceux qui la creusant cherchent qui vous étiez, parfois fait trembloter comme un vieux souvenir vos dents s’entrechoquant comme en voulant leur dire qu’il vous a bien reçu et pas plus de regrets que le soleil soit loin quand il n’y a plus d’après et pas plus de regard de ces creux vides et froids qui un jour furent vos yeux et cette nuit ne soient plus que ce morne appel, obscur tombeau de chair que le puits de vos âmes que les temps vous fauchèrent et parfois tu avances, toi sans voir leur trépas ou tu pourrais le faire toi qui n’existe pas et qui tient dans tes mains les globes arrachés aux fils de tes doigts où ils pendent attachés ceux qui n’existent plus et toi de ces décombres de leurs sourires, tu joues en leur donnant ton ombre |
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J'ai perdu le jais de tes yeux dans l'ombre de mes nuit tes mains ont disparues aux mots de notre ennui Nos doigts pâles n'ont plus qu'un squelette abandon quand elles parcourent nos peaux au froid de leurs tendons Tu as perdu ma voix aux hurlements du vent Je n'entends plus que toi et cet amour d'avant J'ai creusé de mes peines un sillon qui lacère un creuset de passion.. mais ces passions passèrent la terre n'a rien voulu, elle n'a rien retenu l'eau de nos souvenirs a bercé nos peau nues jusqu'à ce que ridées, noyées de ces regrets nous n'ayons plus rien d'elles qu'un avant cet après et que nous ne séchions l'encre de nos mémoires qu'en enlaçant nos corps inutiles semoirs d'où ne germera rien que le mal en racine dont la bouture a prise en nos âme assassines La rigole où verdit ce futur envasé n'est plus qu'un voeu croupi qui nous a arrasé et de nos pieds baignant dans la mare de nos vies on pourrit en sachant que c'est sa seule envie |
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Deux âmes égarées sur ce pont pourchassées par les ténèbres qu'elles avaient cru bon d'enlacer. Blanches, en la fumée du monstre se détachent leurs peaux, noires leurs mains ont la cendre des lâches. La plus jeune était belle, je le sais comme je t'aime quand l'abîme a jeté et mordu la bohème de nos vies, fait trembler les fondations de plume que nous avions bâti pour combattre l'écume qui perle de la gueule infâme et dévoreuse de notre bonne amie, notre manie faucheuse, nos doigts ont basculé. Dans l'abîme est-ce ta main, est-ce tes os que je serre, en pleurant, dans les miens ? |
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Transportées, enchaînées sous les roues tractopelles sont les traînées en V d'une vie éternelle Les esclaves d'argile au manteau de poussière ont des larmes de suie sous leurs ombres de pierre écorchées du labeur, paysan ne leur offre que les grains de poussière qui retournent à leur coffre |
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Dans l’ombre de ces murs aux sabots noirs fendus esquisse sa figure une faim défendue en tressaillements d’ombre exhalent ses naseaux des râles de fumée qui font fuir les oiseaux sa gueule est une grotte et sa gorge sans fond ne souffle que la forge et vomit au plafond des flammes qui ne lèchent que ma face et de haine il ne griffe et ne sèche que mes joies et mes peines ne laissant d’elles que cadavres sans coquille où le mal être même n’est qu’un phare qui ne brille que dans ses yeux de braise et les miens sont sans vie cataracte de glace aux fantômes assouvis château d’un autre temps où les murs sont de lave et ne versent leurs douves que des torrents de baves acide lorsque ta peau se repaît de mon corps mordant et déchirant ce qui devait éclore ne laissant de ma fleur qu’un bourgeon noir flétri bouton n’est que verrue aux vents mordant mes cris de vierge dont le corps est plantée sur sa croix dont il ne reste plus que du sang sur mes draps |
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Anguille serpentine se déhanche filiforme Sifflement de la scie sur le front du vieil orme Suitant de larme jaune, de pulpe blanche et grise Se maintient, droit mais vieux aux dents qui l’agonisent Ses longs doigts secs ont pris racine avec de l’air Crucifiés par les cieux, l’acier taillant sa chair |
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Filament barbelé à ma bouche est prison clôturée que l’on saigne, arrachée n’est que plomb d’imiter ce que bêle à mes yeux de que vaut ce muet Roi qu’on appelle pour sauver le troupeau et le tondu miracle des bêtes aimant sans bruit ont marché abattues, suppliant avec lui des carrosses de peine à leurs reins cabossés les abîment en silence de qui vivre ne fait et l’haleine d’eux seuls a laissé du message enchaînés, avec eux juste un loup dans nos cages |
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Devant mes yeux s’éclairent, pulsent les mots et pages dont les codes se pressent a mes doigts donnant vie dans la lumière honnie s’impriment en visages les phrases sans paroles d’une âme sans amie De ce masque de fer qui avale à mes mains les mots de mes pensées, le mystère à mes sens prédatrice, me repais aux secrets de l’humain troupeau que je libère, cri muet de ma présence De ces secrets volés à ceux de leur système que mes doigts assoiffés entrouvrent et se retirent des gardiens affolés, frères perdus que je n’aime plus, vendus, prisonniers au rêve de martyrs et de prendre avec eux l'ombre qui d’eux se moquent duel aux touches d’ébènes, pressées, claquent et se taisent, leur répond en silence de mots sans équivoque qui les envois meurtris les clouant à la chaise de la médiocrité, moi mon trône est perdue sur une autre planète ou le libre est un du |
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De ses yeux prisonnier l'astre lune qui luit fendus de larmes noires qui les griffent de nuit regarde et mon reflet en eux se fait lumière quand ils luisent aux feux de mes sombres prières. Sa patte en jade agile à posé sur ma peau laiteuse ses coussins qui masquent les couteaux qui saignent de sillons, mes doigts qui sont perdus dans l'abîme et le soir où ils ont disparus, sous la fourrure au jais qui ceint son corps si fier, me toise le félin et n'offre que mystère à mon âme et la berce en doux ronronnements pour me faire avec grâce, cadeau de ce moment. |
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Les épines assassinent sa raison condamnée rôdent leurs mains d’abîme près de l’enfant blotti tenant contre son cœur, enserrant ramené des affres de son drap, le doux et vieux teddy enfouissant son nez pâle dans tous les souvenirs dont la peluche usée, son rempart à ces choses bouclier confident, exhale le vieux cuir Les sentant maintenant rôder si près il n’ose même plus respirer ou bouger le tissu pierre-enfant dont le cœur est un bout de chiffon En ténèbres se meuvent les griffes qui le tuent Dans tous ses cauchemars qu’il fuit mais qui le font trembler ses yeux se ferment en sanglots d’impuissance aux sons qu’il ne connaît, battant l’armoire obscure rôdent cet être d’ombre auprès de sa figure pleure et un jour enfin ouvre ses yeux au soir sortant de son lit blanc et insultant le noir lui dit qu’il n’a plus peur de sa beauté obscur et ouvrant un à un ces tiroirs qui torturent ferment ses poings aux rêves et leur montre les dents au milieu de sa chambre il est devenu grand |
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Tu te perces les veines mais ton sang me revient moi l’être transfusé me vide de tes plaies de ton bras cicatrice, de mon coeur qui se plaint du vide qui te nourrit mais moi m’a avalé Le couteau qui me bat, taille notre avenir lacère un bras, sillon de mes larmes amères tendit que tu t’en vas, moi je veux revenir Dans l’eau de ta baignoire se teintent mes regrets au siphon qui aspire nos vies mercures poisons tandis que nos deux corps, si blafards et si près d’en finir les ténèbres déchirent nos cloisons la fin de nos douleurs, tant pour toi que pour moi ce refuge du faible qui me cloue à ta porte que tu quittes en riant, que j’insulte en pourquoi mais qui lie nos cadavres de nos natures mortes baromètre éventré, pompant l’air impression toi car l’air te viciait, moi toujours accroché mais fuyant à regret car de fabrication bâclée. La mort t’a pris la main et moi fauchée Salope si tu m’entends, sœur indigne de deuil qu’on ne m’enterre pas à côté de l’infâme sinon tu comprendras au froid de ton cercueil qu’on ne se coupe pas facilement de mes larmes et de ta courte fuite alors regretteras après mille ans ma haine qui te consumeras |
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Vin de rose au bouquet s’offre tendre et bouillonne De son musc glacé en vapeurs tourbillonnent Autour du verre qu’elles luisent aux lèvres frémissantes des colonnes en bulles l’effleurent ces amantes viennent s’abandonner condensats qui ruisselle de leurs chaudes salive dans la froide coupelle glissent les grains de poudre y gonflent de leurs larmes plongeant dans cet abîme ils disparaissent en charmes la font d’émoi changer de couleur et se parent d’une robe bleutée en vert se chamarrent au cœur du doux liquide au gré du feu qui doux vient lécher de sa flamme ses doigts à ses remous exhalent ses arômes, de son cœur qui se noie qui exultent de chaud qui en pleure de joie quand de nouveaux pétales y sont plongés, se gorgent du sucre du passé et en son sein se forgent un nouveau corps au cœur d’un vieux rêve d’humain distiller la beauté pour en faire un parfum |
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Ils s'abîment aux ongles de l'hiver, mes doigts s'habillent d'un manteau qui les courbe de froid Battue par la tempête aux ailes du dragon blanc qui souffle mon être au froid de ses façons déchire de sa griffe en assaut ne s'arrête qu'en dévorant ma peau, en lacérant ma tête Hurle au vide d'espoir, gueule en ténèbres luisent, les beautés illusoires dont les baisés détruisent. Mais soudain de la croupe, du monstre ailé de glace, descend le mort enfant qui triste me fait face et vient prendre ma main, dans ses crochets resserre tendrement, voyageur, tout mon corps dans ses serres De mes yeux lourds cristaux, de bleus cernés de sang arrache la lumière au couteau de ses dents. |
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Sur le parquet craquant, costumés, ils vaquèrent les érôs. Tristes apôtres de naguère leurs pas pesant, usant, les planches de la scène en une triste ronde, aux battements obscènes Leur masque en crâne, aux dents claquent la parodie, sourire en serpe ou faux, entaille leur folie La chanson muette, au lent ballet, secouent la tête, Le maquillage aux noirs cadavres de leur fête coule près de leurs yeux, en marques grises et sombres Comme eux s’approchent, et puis, s’écorchent de leurs ombres Regards laiteux ne pleurent plus que ces humeurs blêmes qui suintent d’eux quand ils déclament leurs poèmes Habillés de ténèbres ne cachent que noirceur d’où deux ailes de moire, ne sont que pauvres sœurs qui déchirent leurs dos en tentant d’échapper au froid des mots des monstres dont le corps les happaient Hurlent dans l’air pesant du théâtre ou la ronde procession continue et dont les jeux ne grondent que dans ma tête d’où s’élèvent leurs voix lourdes spectacle dont le vide me plaint de n’être sourde et ne laisse en mes mains que plumes arrachées qu’ils rient fous de me voir ne pouvoir pas lâcher |
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Hier j’ai tué une femme par dégoût de ma vie Un acte horrible, un drame par lequel je m’enfuis Oui je suis assassin mais déjà condamné et pourtant nul ne voit que ce choix je l’ai fait et de ceux qui m’aimaient, nul ne pardonnera hier j’ai tué une femme et cette femme c’était moi |