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[...] Sa main s'était, comme un ultime automne refermée sur mon coeur qui n'aimerait plus personne |
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Sous le caveau d'éphèbes, ô belles endormies, reine aux lèvres d'ébène, aux larmes de rubis traverse le marais, sur sa peau l'incarnat et le vent qui la berce frissonnent aux frimas Où vas-tu te lover, pour quel amour perdu ? pour quel voeux dévoyé, pour quelles faims rendues comme une bise enceinte, une main découverte et ta gorge étendue sur une gorge ouverte |
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Emma les mains blêmes aime à me retenir et de là me mène à ne plus souffrir Déesse immortelle de nacres fardées l'âcre de l'éther, la lèvre lardée De crocs qui s'enfoncent et saignent moqueurs du mot que prononce la morte de mon cœur Ses yeux de bohème fendus de folie à mon âme même ont l'affre de la nuit ses ongles qui bercent en mon dos, l'effroi les froides caresses du monde sous mes doigts quand sa longue robe, du jour assassin s'envole et retombe dans l'ombre de ses mains |
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Entendez-vous le chant des hommes déçu de ne pouvoir suffir des cendres venues de Sodome aux yeux emportés de désir et sur le rivage éclatant ou leur pauvreté de squelette entraîne au mieux vers ce Satan l'éternité qui les rejette tout à leur vaine vagabonde allusion de peau qui récuse leur corps et leur tombeau, ce monde tant vers ce Beau qui les refuse epoumonnés à ces viscères chargé de foutre et de putain et loin de leur yeux ce mystère entre la chair et le purain |
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Une fragile étoile a pris ma main de chair déchet d'un autre voile déchu de l'univers et sur sa peau de marbre où la nuit se prélasse elle m'a redonné foi, d'un seul baisé de glace |
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Aux cancrelas et aux vermines aux chrysantèmes mortifères aux sillons que la pluie dessine sur les carcasses et les crinières Aux carreaux brisés des Eglises aux diamants brillants des sangs purs au lent gargouillis de la bise entre leurs astres de cyanure Aux immortels Rois du supplice minable petite outre pleine qui ne perçoit que le calice qui ourle ton habit de veines |
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La meute des vivants auprès de l'obélisque offrait à nos enfants de belles odalisques et leurs peaux blanches ceintes du grain de la pâture formaient avec leurs plaintes la plus belle parure. |
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En sa demeure étrange où nul reflet git contemple le baron, l'insondable torpeur et sur le verre où luit, des flots de sang rougi on prétend qu'il a peint son visage sans leurre c'est un portrait de maître, un tableau de folie un diamant de paraître sur un crin de rubis et sous la perfection monstrueuse s'étire la balafre sans nom de ses yeux de vampire |
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Elu de pauvreté, Prince des joies sauvages connaissez-vous léthé plus doux que son visage C'était à peine un homme traînant dans le ruisseau nous-sommes désormais ses bêtes et son troupeau |
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Le sourire enjôleur des anges envolés les cendres de mon coeur déchues et emportées les démons ont brisé la porte de l'enfer et j'ai vendu mon âme pour quelque faim de terre Le sourire enjôleur des anges envolés et l'horrible lueur de son jardin de plaies |
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Sur un toit s'est posée une main de faïence une main de rosée sur un nid de silence Sous l'ardoise endormi nul ne sait sa torpeur nul ne sait, nul ne cri nul ne cri, nul n'a peur Sur un toit s'est posée une main de faïence et le tendre brasier qui décrit l'ombre dense |
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Leurs cieux enténèbrés, ombre tranchante et lisse, leurs corps d'adieux zébrés de rêve et de supplices Leurs yeux d'opale ardente, joyaux abandonnés ne ceignent plus, ne lampent qu'aux larmes des damnés à leurs masques de craie, n'ont plus qu'un souvenir fait pour ce simple : "Non, je ne veux plus mourir" |
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Ils se tenaient la main comme un premier octobre Jour maussade et jour plein de souvenirs trop sobres Ils se tenaient la main, derrière eux le couchant embrasé ces adieux illunés sur les champs Ils se tenaient la main en brûlant à l'aurore du feu de leur amour qui jamais ne fût mort |
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Sous un part-terre de fleurs, délicats immondices où que le vent se meurt et que sans fin rugissent les pauvres pleurs blessants, nos fiertés de squelettes et sur le ciel en sang aux esquisses muettes rougissent l'illusion et son manteau de flammes et sous notre poussière la lumière et les âmes |
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La poitrine couverte d'un diadème d'opale au visage, une chouette sur un loup de métal et sous la peau cireuse de sa beauté d'albâtre un corps mort pour ce coeur qui a cessé de battre |
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Ignorant petit être à l'écorce mortelle minable sacerdoce dont la vie se démêle en un fil aussi fin que mes doigts qui l'enserrent n'ont qu'un tour à donner pour trouver tes viscères |
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Entendez-vous le chant du vide qui rampe sous l'infâme éther leurs astres sont la chrysalide au vasque des mains méllifères et sur les prairies impavides où naissent les papillons noirs on voit sous leurs beautés livides le purain qui fait leur doloir |
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Emma a disparu, l'éternité fugace et l'ongle désormais de l'ombre qui m'enlace je suis seule à nouveau, nul tombeau n'accueil les fleurs de mes mots au fond de mon cercueil |
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Je rêvais pour un jour, de revoir les oiseaux de revoir l'astre lourd se mirer sur ma peau En mon âme chantonne la mésange éperdue et contre moi ronronne mon doux chat qui la tue |
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Blanche Hélène aux yeux d'or dérivant à l'esquisse d'ombre et ton sourire mort d'inéfables iris entremêle entre tout, les étreintes du soir et l'étouffement doux d'un suffoquement noir |



