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la vie des morts

Poèmes gothiques

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lolita gothique
ombrelle
baisé squelette scanner
des chaînes
cou
oiseau mort aile plié
une décharge
deux FEMMEs s'embrassent
dos nue d'une FEMME
FEMME cigarette
statues qui s'embrassent
regard
deux FEMMEs qui s'embrassent
autocontact
miroir brisé
ombrelle et FEMME en noir
un regarde qui glace
touches du piano
français
anglais

Livre Poème gothiquePoesie gothique

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PREFACE

Vote : 10
La poésie est morte...
griffez la terre, ombres aux yeux de folie !
Levez vous lègions !
La poésie est morte !
Laissons nos vers se repaître de sa lie
aux remugles de son tombeau
nous serons les violeurs d'un coffre vide
où la vierge tant de fois couchée
ne sera que le gode, objet de nos désirs...

LES MEUTES HUMAINES


***LES MEUTES HUMAINES***


Nous sommes les vampires de notre propre vie
et nous la dévorons aux lèvres de la nuit
Nous sommes les enfants inutiles moqueurs
dont les lèvres gercées couturées de bonheur
ne vomissent en s'ouvrant que l'immondice mal
arrachant la suture qui retient l'animal
que nous sommes. En cèdant hurle et crache au soleil
maudit la terre et l'homme notre monstre en sommeil
et les ombres lachées aux souvenirs du jour
irrépressiblement sans cesse tuent et courent
ne sauvant l'éternel de leurs minables êtres
qu'en jetant tout leurs corps au brasier de la bête
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JOUER AVEC LES MOUCHES


*** JOUER AVEC LES MOUCHES***


Elles dansaient tout autour de son blème visage
bouillonnante nuée, bourdonnante de rage,
se posaient souveraines en un vrombissement
sur sa peau encore tiède, leurs ailes s'agitant
en un ballet moqueur, qu'elles jouent à ses oreilles
du festin qu'il leurs offre depuis sa fin la veille.
Mouvance de couleurs du vert au rouge acier,
tâches venant grêler de sa tête à ses pieds,
se fichant de pudeur, explorant de leurs corps
les sinistres tréfonds et les affres du mort
se posent sur ses yeux, ses narines et sa bouche
et toujours plus nombreuses elles viennent, les mouches
Agitant de leurs vies celui qui n'a eu droit
en enfant sur une mine, à un tombeau de roi
et son sourire de môme s'est figé dans le sable
ne pouvant étouffer l'essaim interminable
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OPIUM


***OPIUM***


Génie du mal, fumée, bleu de mes yeux, se noie
au blanc de tes paupières de serpent. M'envahit.
Tu caresses ma langue à la lampe aux regrets,
plongeant plus loin, plus doux et si profonde en moi.
Berce mes yeux de rêves, Shehrazade assoupie,
plus amour quand ta plume s'exhale si fine après
avoir coulé ma vie dans l'ambre de l'émoi
où l'or qui tend ma peau, exacerbe désir,
qui monte et redescend le long de ma colonne
en un doux bercement quand frissonne mon corps
et libère à regret des volutes en soupir.
Papillon tu t'envoles, tourbillon me pardonne
de n'être que ta soie qui s'abandonne encore
au souffle, chrysalide, qui lentement se déchire,
dont la bouche libère d'autres enfants sublimes
qui ont secoué mon corps de leurs battements de rêve
et fait trembler ma peau et se dresser mon sein
dans ma tête, illusions où leurs couleurs se griment
et fait de moi princesse, leurs sirupeuses sèves
dont le parfum m'ennivre de nouvelles visions.
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COEUR DE GOTH

*** COEUR EN FUITE ***


Moi le coeur déchiré d'un monde recousu
Plaie béante et immonde qui sillonne vos rues
Vous les têtes aveugles d'un corps que j'ai quitté !
Moi je me bats encore aux pulsions que j'étais !
Le sang coule aux dires du charme de la mort
quand roulent les tambours et tout vos cris encore :

Gothiste, Gothiste tu n'es pas à ta place !
Aber Gott ist... Gott ist..... was ?

Ma chaire oxydée se pare du noir de mes idées,
tandis que vous même, vous même palissez.
Vous me faites coucher avec Satan, croyants,
moi je ne vois en vous que cette peur qui vous ment.

Gothiste, Gothiste ...rentre dans ma carcasse !
Aber Gott ist...Gott ist...was ?
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LA FEMME VULGAIRE


*** LA FEMME VULGAIRE ***


Elle insultait le monde de son siège branlant
quand elle parlait de mort et des autres brûlant
dans les affres immondes que seule elle voyait
sous les yeux d'un Satan vers lequel envoyer
son âme se barrant au fond de ses paroles
et les gens se marrant à la voix de la folle
qui sans n'y rien sembler sous son couteau de haine
était perdue et seule, le bourreau de sa peine
et eux à tous ses cris et sa rage ténue
ne répondaient que par mépris à l'infame inconnue
mais dans mes yeux ses larmes étaient plus que sa voix
en priant maintenant qu'elle n'insulte que moi
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POETES IMBECILES

*** POETES IMBECILES ***


Et si tous les poètes étaient pilleurs de tombes
Leurs gorges de corbeaux écorchant les colombes
Heureux de découvrir dans le corps de martyrs
des joyaux, des trésors dont ils font leurs satyres
Saignant des mots si froids sur leurs pages de glaces
piochant sourd aux regards, perorant de la masse
Charognard orgueilleux, parasite inutile
qui jouit de son savoir comme l'idiot malhabile
pourrait dire qu'il joue, aussi bien de ses cils
Ne lisant rien des autres et se voulant sibylle
S'appuyant sur des morts, se plagiant entre frères
et rêvant de coucher tous les maux de la terre.
en voulant de leurs plumes soulever cette dalle
qui doit bien leurs cacher les restes du saints Graal
exposant leur folie, leurs douleurs et leur doutes
en voulant partager comme on montre ses croûtes
Les poètes sont des sourds qui sont muets d'exister
qui ont cru que l'amour et la vie s'écrivaient
Les poètes sont des fous que tous les saints rebuttent
croyant mener combat mais c'est contre eux qu'ils luttent
Voulant domestiquer la vie dans leurs cahier
au point de ne plus être que des pages en papier
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PRELUDE


*** PRELUDE ***


Qu'importe que la flûte soit petite au regard
de l'univers obscur qui s'étend quelque part,
qu'importe que la fuite n'apporte qu'un moment
les larmes sans ensuite qu'elle souffle dans le vent
Qu'importe que l'on porte en soi si peu de l'air
et qu'une simple note en fasse un peu sur terre
qu'importe tous ces sons partis vers les étoiles
sorties de l'infini, le mien est abyssal
Qu'importe le prélude, la fugue bien trop petite
la lumière de la lune suffit à ma musique
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OCTOBRE GRIS


*** OCTOBRE GRIS ***


Aux mains jetées de l'horizon rouge disparu
les vagues emportées, les doigts nus
derrière la vitre ton regard qui pleure
sur le givre froid ta douleur

Au milieu d'un tas de bibelots morts
morne l'eau ruisselle, rien ne sort
tombe et tombe encore et toujours
les parapluies sombres et tes jours

tombe et tombe encore et toujours
les bibelots tombent et sont sourds
le vent tempête et toi tu restes là
derrière la vitre ta tête, la télé ne marche pas

tu te disperses au milieu des coulées
des trouées de ciel à clouer
tu te disperses dans les averses à pleurer
comme si elles te comprenaient

les bibelots sont au sol et tes jours
sont seuls encore et toujours
le vent tempête et toi tu restes là
derrière la vitre ta tête, la télé ne marche pas


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SEMBLANT D'AGONIE


*** SEMBLANT D'AGONIE ***


Mon coeur est une apocalypse à l'horizon de terre fânée
Un bout de larve cantatrice dans un cocon de champ raté
Et sur ses lèvres de mercure approvisionnées de cancer
Recrache en vaine blessure une perfusiion de fer
Inhabile, inutile jouet dans son grand vase clos l'insecte
A mis ce rythmement muet à un lacis de gras infectes
Et la liberté de son temple au milieu d'une cage aspire
A, Pendant que lui mon sang, tout le temps d'en finir
Mécanique horlogé sa guerre dans une tranchée où se noie
Au milieu du poison s'altère à se battre pour moi
Et dans les râles d'agonie, dans les derniers jours à venir
Je le maudirai moi celui qui ne bat plus quand je respire
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GRES


*** GRES ***


Dans le marbre d'entrée de ses yeux gris ouverts
frappés d'un temps venu d'or à nu sous nos terres
un regard, rien de plus qu'un étang de lumière
par courant parcouru, temple adulé de pierre
à l'oracle venu d'un miracle sincère
à faire aimer de gris plus que bleus d'autres mers
et les draps de ciment sont si loin ses fidèles
de ces villes endormies clochetant d'être celle
qui fait prendre à la nuit et ses rares lueurs
ce qu'un jour a ravi dans les yeux de ma soeur


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BONHEUR INCINERE


*** BONHEUR INCINERE ***


Un tableau noir s'est peint au sombre de tes yeux
tracé d'encre nos vies, dissolues sur ton teint
blafard a refermé la chaleur de tes mains
et brûlé ta lumière sur un feu presqu'éteint

Les cadavres de roses, amères que nous sommes
noires ombres du temps qui ont fleuries d'échardes
et du parfum d'un corps dont la folie des hommes
entre nos doigts en pleurs s'est perdue mais regarde

Le doute dont on meurt, le plaisir qui nous farde
Nos souffles qui s'envolent, soupirs chauds de l'opium
sur nos visages d'anges et cendres froides comme

nos doigts bleuis et blancs, roidis et maculés
d'animal alangui, à l'aboi, esseulé
nocturne notre vie, la lune qui t'appelle
et caresse et nous fait, fantôme à l'envie d'elle

éther à son reflet, nues nos poussières sont
balayées par un vent qui me souffle ton nom
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NOYER LA LUNE

*** NOYER LA LUNE ***


La lune est tombée sur l'eau verte
de l'étang dont elle a tatoué la peau
et brille en pure perte
n'aveuglant pas les crapauds
qui croassent dans les joncs
embrouillent son image
en brusque et froid plongeon
qui trouble son visage
Un grand oiseau de nuit
battant lourd l'air obscur
fait taire le ballet qui nage à sa figure
des araignées d'eau noires s'esquivent fins anneaux
que des remous plus sombres suivent au fond des eaux
les joncs à peine aimés par sa raie de lumière
frémissent sous le vent un souffle de colère
parfois les feuilles au fond de l'eau brune du bord
sont poussées par un monstre les frôlant de son corps
Un pâle cocon de soie doucement se balance
au pied d'un vieux tronc d'arbre auprès des roseaux, danse
Un hurlement de chien vient déchirer la nuit
mais plus rauque et plus fort et puis brusquement fuit
des pas qui se rapprochent, des ronces sont poussées
alors que l'oeil blanc de l'astre s'émoussait
en voile de nuages et froncent ses paupières
repeignent tout au noir et au gris de la pierre
ne laissent plus que moi assise et pieds baignant..
dans l'eau froide qui berce, les ombres me ceignant
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ABANOUN


*** ABANOUN ***


et la mer tout autour crie reviens mon amour
les plumes des oiseaux bruissant dans les rafales
de ce vent qui emporte les mots qui font mal
et les larmes et bruine emmêlées à leur tour
avalant dans leurs flots le dur sel des regrets
qui sature ma peau et craquèle mon coeur
au son des lourdes vagues se battant entre soeurs
et le tissu claquant comme mon poing frapperait
ce refrain qui me pousse à ne plus repartir
et cesser ces pensées me menant vers l'ailleurs
qui serait mon pays mais jamais ma demeure
et le varech exhale à mes pas qui s'étirent
une odeur que l'on n'aime à ne plus ressentir
et le sable s'écoule aux traces qui se firent
avalant de leurs corps les blessures des dunes
que le flot lentement mange au gré de la lune
et captés par ces marques, enfin cesse de fuir
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VENUS D'INOX


*** VENUS D'INOX ***


Dans l'enfer et les flammes, amers tourments d'aimer
Je m'y suis jeter femme, mais le suis-je désormais
Dans les affres lugubres des machines d'acier
qui lacèrent ma peau de leurs ongles rouillés
Dans la fonte et la suie qui brûlent mes paupières
qui détrempent mon front de leurs langues de fer
Dans l'anneau de métal qui entrave mon corps
où un bras de golem m'enchaîne à ce décor
laisse des marques noires à l'ombre de son rire
dont résonne le cri au fond de l'avenir
et ses yeux torches froides survoltent sans chaleur
ma peau qui se raidit, plaquée, rivée d'horreur
sonde perçant mon coeur, qui bat encore, aspire
le sang et de laiton,en fusion le remplir
Mes entrailles soulèvent mes côtes aux bas d'os
Martèle le marteau de leurs voix dans ma fosse
Rompe, et tout est broyé dans les machoîres du four
dont les crocs me dissèquent et qu'on appelle "amour"
Crack, la chair qui reste, ne vomis que la tôle
de ma vie que l'air lustre et que prudents ils chaulent
Leurs chiffons sales m'essuient, vénus au corps d'inox
de son carcan de mousse, de leurs fruits paradoxe
de désir. Mais ont peur quand ma voix de synthèse
leur demande maintenant sans pudeur où l'on baise.
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LA MORT DE L'UNIVERS


*** LA MORT DE L'UNIVERS***


L'espace est la rétine d'un corps qui s'y imprime
courbe de souvenirs, membrane au corps d'abîme
dont les murs se font ombre à l'inerte regard
de celui qui ne voit les cordes de l'histoire
qui se lient de leurs noeuds, à sa tête accrochées.
A l'échafaud, le pendu, que le temps a fauché,
se balance à jamais au rythme de sa fin
dont l'heure de la mort n'est qu'un poids dans ses mains
Ses yeux gonflés de vide n'ont rien de relatif
à sa langue qui s'étend en râles convulsifs
et tente d'éloigner le privant de ses mots
les quantiques corbeaux qui lui percent la peau
qui se pressent à l'échelle pour en manger le coeur
mais les barreaux sont trop distendus pour demeure
et ne font que passer en picorant l'oeil noir
de l'infini qui n'est que le fini miroir
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FILS DU FROID


*** FILS DU FROID ***


S'envolent les flocons, sous les gifles du vent
Improbables esquisses de vies se dissolvant
Dans l'abîme des leurs qui de leur corps d'avant
Font un maigre linceul aux seuls survivants
Condamnés à s'éteindre et en larmes se fondre
Et de ces souvenirs sans cesse se morfondre
Aux nouvelles cohortes encore renouvelées
S'acharnant de leurs corps à vouloir s'élever
Mais finissant toujours quelque soit le moment
En un flot de regrets qui sans savoir comment
Feront naître sans fin ceux qui viendront ensuite
Les tenants condamnés à la chute et la fuite
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AMOUR VIOLETTE

*** AMOUR VIOLETTE ***


Ne brûle pas tes larmes à la flamme des cieux
bleus, vers qui nul n'aura l'espoir de rêver mieux.
Laisse donc à leur astre ces vides qui ne peuvent
rien aux corps dans le tien, qui avides se meuvent.
Fais de ceux qui ne sont et ne font rien pour toi,
d'aveugles illusions et ta main dans mes doigts.
Que leurs sueurs sur ton dos soient nos matins d'hier,
où l'eau de la rivière y brassait pas et pierres
et que leurs souffles froids qui te brûlaient la peau
ne soient plus que nos voix, qui leur tournent le dos.
Pour que fleur qui se meurt sur un drap trop étroit
s'échappe sans douleur de leur bras qui ne voient
le jardin où tes yeux n'épousent que nos rires,
pour eux, un adieu, pour nous un avenir..
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EPOUX VAMP


*** EPOUX VAMP' ***


Aurore lève-toi par les dieux et les saints,
que la lumière du jour brûle chacun des siens
Horreurs de la nuit, ombre tapis
Se cache au fond de quelques caveaux maudits
L'heure du festin avance et lorsque la nuit,
commence et arrache le jour,
se lèvent les légions aux ténèbreux atours.
Une femme parmi eux, ange de mort,
une nuit entre en ma demeure, encore.
J'ouvre, la guide, l'éclair.
Elle est belle et terrifiante.
Ses mains, ses yeux, sa bouche tentante.
Ses yeux me fixent et j'ai envi,
d'elle, ses yeux, son corps, une nuit.
Ces yeux...
Elle dépose ses mains sur mon ventre brûlant,
le froid de ses ongles m'écorchant
la chair de mes bras, le sang à mes tempes bat
mais ces yeux ne me quittent pas.
Mon dieu, j'ai froid, rapproche toi.
J'ai besoin de ses yeux à présent,
qu'elle me donne son corps, je lui donne mon sang
Reste auprès de moi déesse, tes yeux...
...ne me quittent pas, je le veux
Je n'y vois plus à présent.
Au fond de mon âme ces yeux fixement.
Je la sent s'approcher de mon corps déchiré
et ses lèvres s'entrouvrent par ma mort attirées.
Ses crocs elle rapproche et déchire ma peau.
Ses yeux sont beaux
lorsqu'elle lape le sang chaud
Coule de mes veines, sans elle le frisson
de la vie n'est qu'abandon.
J'ai perdu mon dieu désespoir.
mais surtout j'ai perdu ses yeux, il fait noir.
Impossible horreur...croire,
impossible aurore.. voir
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L'ILE AUX SIRENES

*** L'ILE AUX SIRENES***


Sans visage s'enfuir, le front perlé de nuit
Un masque clair, rose de chair parée d'ennui
L'avenir perdu aux souvenirs passés
Drapé de sombre, cerné d'enfer, d'ombres massées
Courir au vent du précipice quand sous mes pas brusquement crissent
Les restes calcinés de l'acier martelé
La perte de sa voix, en soi, écartelée
Quand la lune moqueuse éclaire dame impolie
Le noir de nos idées et les cachots de ma folie
Fou rire au champ de l'injustice, se replier sur son supplice
Quand poussent des bleuets tout surgissant des flammes
Aux bras des sirènes qui susurrent à mon âme
Répond au tonnerre un claquement de chairs
Un bruit froid, sans merci qui me noie de lumière
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FEU AUX POUDRE

*** FEUX AUX POUDRES ***


Tu me consumes au plus profond de mon âme
poudre d'argent et blanche flamme
Quand j'ai froid, quand je suis seule je pense à toi
Je te prends quand j'ai chaud et tu me fais froid
dans le dos...il y a longtemps je voulais t'arrêter
Crié, idiote, finie, je l'ai juré
C'était il y a longtemps je crois je t'aurais
sous-estimé ou peut-être ai-je cru
que je trouverai d'autres saluts
mais il n'y a eu que toi
qui m'a tendu les bras et envahi de joie
mon amie tu m'as vendu l'espoir
mais chaque fois après je retrouve le noir
je suis esclave de ta liberté
et tu restes ma chaîne dorée
Je n'aime plus personne car ne connaît que toi
Je vois par toi, je vis comme ça
Je meurs aussi, je suis seule et j'ai froid
qui pourra me réchauffer cette fois
toi ?
bon d'accord, une dernière fois...
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CADAVRE EXQUIS

*** CADAVRE EXQUIS ***


Doucement déposée sur ses lèvres ouvertes
j'ai le goût de sa peau toute à ma langue offerte
Pulsent mes ailes d'ange à ce met délicat
me retrouve frôlant sa hanche de mes doigts
micas. Un souffle d'air berce leur duvet d'or
quand je l'effleure à peine d'un battement de corps
slalomme entre les gouttes de pluie, perles mouvantes
sur les poils ambres luisent, leurs formes vascillantes
bois à leurs fins diadèmes, sillonne l'ourlet blanc
frôlent mes pattes ébènes au carmin le bordant
mais brusquement s'agitent les herbes érigées
et caressent lassives la vestale allongée
et des abîmes noirs se pressent silhouettes
dont la griffe s'abat au dessus de ma tête
me font peur. Je m'envole grosse mouche anthracite,
troublant l'air, bourdonne, d'un grognement de fuite
au dessus de la femme peau laiteuse immobile
dont la verte marée et les ombres subtiles
du matin au grenat, du soleil ouvrant l'oeil
impoli dont les feux embrassent le cercueil.
mais les sombres en cercle la larme au garde à vous
ferment les yeux, parlent, et ferment le trou
qui l'avale lugubre, ténèbres et enfers
éloigne les insectes et la vie de ses chers
Leur laisse un souvenir mordu de marbre froid
d'une beauté lunaire morte et belle à la fois
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PAPILLON BLANC

*** PAPILLON BLANC ***


Une femme air affolée, blafarde et essoufflée
regarde
La lune dans ses yeux frissonne à son reflet
de peur
Le flanc couvert de marques. De sang carmin mordu
d'échardes.
La main sur la poitrine, de froid, d'horreur perdu,
son coeur,
précipite ses pas, pieds nus battant la terre
si froide.
Les ronces qui la giflent, ses cheveux d'or lacèrent
ses lèvres
se voilent de mystères qui étouffent le monstre
malade
dont les yeux la transperce de leur clignement d'ombres
de fièvre
qu'éponge la forêt, sa gueule aux crocs des arbres
aïgus
la fait fuir, un espoir qui la tient. Voix macabre
du vent
supplie, se cogne trébuche et se relève aveugle
perdue
tombe dans l'eau troublée du lac aux larmes seules
mouvant
de ses regrets aux vagues, couture en geste brusque
puis noie
dans le silence à l'oeil de l'eau au blanc son buste
surnage
sa chevelure d'algues ambrées au fil qui berce
chatoie
et tremble la lumière qui, refermés,carresse
ses doigts
poesie gothique

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